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INSIGHTS

17 février 2022

VERTIGO

Bienvenue à CLEARCUT, une discussion mensuelle sur la macro et l'allocation

POINTS CLES

  • Les investisseurs ont été effrayés par les valorisations élevées face à la hausse des taux d'intérêt et au risque géopolitique. La saison des résultats n'a pas réussi à calmer ce vertige.
  • Pour la première fois depuis longtemps, nous augmentons l'allocation obligataire et voyons des opportunités sélectivement sur le crédit.
  • Les rendements espérés restent positifs pour les actions. Les segments bon marché sont les plus attractifs, mais les actions thématiques pourraient également avoir trouvé leur plancher.
  • Le pétrole semble se diriger vers les 100 dollars et nous restons investis pour l'instant comme protection contre les tensions sur l'Ukraine.

 

Arrivés de concert_ En réfléchissant à nos perspectives pour 2022, nous avions identifié deux risques à la fois probables et à fort impact : un resserrement excessif de la politique monétaire par la Fed et une escalade des tensions en Russie. Nous n'avions pas imaginé que les deux se manifesteraient en l'espace de quelques semaines. Le marché a logiquement pris un coup, mais nous sommes encore loin du désespoir. Comment se positionner après ce brutal retour à la réalité ?

Sorti de l'auberge_ Sur le plan macro, certaines zones de l'économie mondiale sont encore au milieu de la vague Omicron. Aux États-Unis, la pandémie a déjà fait sentir ses effets sur l'activité en janvier. Les enquêtes récentes sont en baisse et après avoir pris en compte les révisions de population, l'emploi était très probablement en baisse le mois dernier. Des estimations telles que le GDPnow de la Fed d'Atlanta indiquent une croissance très faible au premier trimestre après un gain exceptionnel de 7% au T4 2021. Pourtant, nous continuons de penser que nous sommes essentiellement sortis d'affaire. La pandémie n’a plus grande chance d’affecter la reprise en 2022. Les seuils de vaccination étant désormais atteints et de nouveaux traitements arrivant sur le marché, l'Occident devrait passer à une phase endémique du virus où les restrictions d'activité seront de plus en plus légères et ciblées.

Pression sur les prix_ La principale menace pour la croissance à moyen terme est en fait devenue l'inflation. Aux États-Unis, malgré les hausses de salaires et les créations d'emplois, le revenu disponible réel est tombé à zéro. La combinaison de l'inflation sur l'énergie, les biens et le logement ronge le pouvoir d'achat et menace une stagnation de la consommation une fois que l'épargne excédentaire de la pandémie aura été épuisée. Cela se voit déjà dans les ventes de voitures qui ont ralenti compte tenu des hausses de prix massives (+40% pour les voitures d'occasion). Le marché du logement semble particulièrement tendu. Les taux de vacance sont tombés à leur plus bas niveau depuis les années 1970 en raison des contraintes sur l'offre. L'inflation devrait se révéler persistante sur le marché de l'immobilier.

 

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